
Vous devriez me voir.
Assise au 4e étage du Silver Building d’NYU, en train d’assister à un cours de Finance de quatre (!) heures. Le prof fait des petites blagues et raconte sa vie d’adolescent à L.A. avant de retourner à ses audits. Je mange une salade bio aux Pecans and Cranberry achetée chez Whole Foods on my way. Pour la première fois de l’année, je suis sortie en robe et sans manteau. Il fait chaud, it’s Summertime again, invasion de Ray-Bans dans les rues de Manhattan. Spring Fever. On a l’impression que tout peut arriver.
Sur le quai de la ligne jaune du métro, arrêt 34th Street, il y a un gros instrument de musique qui s’éclaire, fait cui-cui et des bruits de chutes d’eau quand on s’agite devant.
Hier, c’était the Free Donught Day dans tous les Etats-Unis, chez Dunkin, avec l’achat d’un café, et j’étais la seule à l’ignorer parce que je ne regarde pas la TV.
Je quitte le Guggenheim dans une semaine. Expérience incroyable, beaucoup de boulot, et envie d’y rester. Un mois avant un retour éclair en France, pour faire une pause.
Well, je retourne à ma finance!
jeudi 17 avril 2008
Spring Fever
vendredi 21 mars 2008
lundi 4 février 2008
Insomnies

Mes chers lecteurs m'incendient parce que je ne raconte plus ma vie sur mon blog.
Je n'ai plus une vie, j'en ai cinq. J'essaie de les mettre toutes bout à bout ;-) pour le moment je ne m'en sors pas trop mal. Je crois.
Les seuls moment où j'aurais le temps de "blogger", c'est là, aux alentours de deux heures du matin, pendant mes insomnies.
Comme le chante Barbara, à force de compter les moutons qui sautent dans mon lit, j'ai un immense troupeau qui se promène dans mes nuits.
J'ai écouté les Variations Goldberg en boucle, trois fois d'affilée. Lu le New Yorker, Vanity Fair, et même "How to Become a Successful Fundraiser". Puis un textbook du droit. Ca ne m'a pas endormie. J'ai écrit. Encore moins soporifique.
On perd l'habitude de dormir à New York?
vendredi 18 janvier 2008
Ca recommence

On se refait rapidement à la vie New Yorkaise, c'est vrai. Un temps printanier, aujourd'hui, pour ma première journée de boulot. Après un healthy petit dej, direction les bords de l'Hudson pour commencer à prospecter du côté des riches patrons New Yorkais en flattant leur ego et leur amour de l'Art. J'ai donc commencé aujourd'hui mon stagiaire dans le Corporate Development Department du Guggenheim, à suivre!
Après, un after work à l'Hudson Bar, endroit génial, beautiful people, skinny waitresses qui font la gueule, cocktails pas terrible. Le dernier Woody Allen pour clôturer cette journée, au ciné intello du Lincoln Center. Je ne comprends toujours pas pourquoi le dernier Woody sort aujourd'hui sur nos écrans, trois mois après là France. Absurde. Film cynique, on l'apprécie en sachant que c'est un Woody, il y a une suite (il)logique dans son oeuvre. C'aurait été un film de n'importe qui d'autre... je m'avançerais moins sur son succès.
Autre truc marrant: ai reçu un mail d'une casteuse qui cherche des artistes pour chanter dans un bar de jazz du Lower East Side. Artiste, moi? Mais parfaitement? J'ai pas touché une guitare depuis six mois? Qu'à cela ne tienne...
Bref, retour à la maison, toujours un peu jet laguée... et puis, se reposer, le week-end risque d'être chargé!
jeudi 17 janvier 2008
Back...

Je suis en train de manger des onigiri faits de mes petites mains (avec le riz gluant de ma coloc qui a rapporté des millions de délices du Japon), et je me dis qu'il faudrait que je vous raconte mes vacances.
Ces cinq jours paradisiaques à Florence, mes galères aéroportuaires, Cucuron, Noël, et surtout cette semaine intensément parisienne, de retrouvailles, de cocktails, d'amitiés, de larmes, un peu. Mais c'était tellement magique, je ne peux pas poser des mots dessus.
Je peux vous raconter que mon trajet retour a été aussi long que l'aller, avec 7 heures à visiter l'aéroport de Washington avec des gros texans qui juraient partout, suivi d'une nuit au Holiday Inn voisin dans une chambre immense avec deux King Size Bed et sans valise (à part sous les yeux).
Je suis bien arrivée à New York, jet laguée sous un soleil radieux, il fait froid, belle atmosphère, et il faut que je me tire du lit pour traverser Manhattan et aller à NYU. Ah oui, je crois que je suis devenue plus New Yorkaise que je ne vous le laisse croire: en descendant de l'avion, après avoir largué mes valises, je suis allée m'offrir une pédicure/manucure/massage des pieds pour 30$, imbattable. Elles ont tout compris, les New yorkaises: just pamper yourself!
lundi 24 décembre 2007
Foggy foggy fog

Bien arrivée à Paris avec... beaucoup de retard et plus de trente heures de voyage!
Le départ de New York: tout se passe bien, comme d'hab, je pars en avance (et en métro) de la maison, je galère avec ma valise bourrée de cadeaux jusqu'à JFK, petit tour par le Duty Free, on embarque.
A l'arrivée à Londres: je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi beau (et je ne sais pas encore ce qui m'attend): London est cachée sour une épaisse crème nuageuse, on ne voit dépasser que 5 immeubles de la City et le nouvel immeuble noir en forme de suppositoire. On tourne une heure autour d'Heathrow, parce que c'est "too foggy, I'm afraid".
Je cours donc en sortant dans l'avion pour attraper mon vol pour Paris: cancelled. Well, pas grave, je dois récupérer ma valise avant d'aller me faire "rebooker" sur un autre vol. Pas de valises, à part sous mes yeux. Et puis, plus de places disponibles pour un vol vers Paris, tu m'étonnes, un 23 décembre.
Plus de place dans l'Eurostar non plus? Ah...
Bon... une Anglaise revêche de chez British Airways m'informe que j'ai le choix entre passer la nuit à Londres (je commence à m'imaginer dans un petit hôtel de Notting Hill, mais on m'annonce que non, ce sera un hôtel de l'aéroport), ou prendre un vol pour Bruxelles à 12H30 puis le train jusqu'à Paris, mais que si je choisis ça, il faut que je me dépêche je n'ai que 20 minutes pour enregistrer mes bagages (que je n'ai toujours pas). Va pour Bruxelles... slalom dans l'aéroport à travers des files de touristes mécontents qui, au fur et à mesure, voient leurs vols annulés sur les panneaux d'affichage.
Ouf, ma valise, dépasser tout le monde, courir porte 3. Ah, non, porte 4? Ah, le vol est "delayed"? Personne ne sait pour combien de temps? Comment ça, tous les vols vers l'Europe sont annulés?
J'ai attrapé un vol Londres-Bruxelles à 17h30 (j'avais débarqué à 8h a.m, je rappelle), puis un Thalys à 21H... pour arriver à Paris plus de 30 heures après avoir quitté NYC. Mais bon, une bonne nuit, une promenade en vélo, du shopping rue des Francs Bourgeois et un macaron de chez Mulot m'ont réconciliée avec Paris... avec un Noël complètement déjanté en prime!
Je me couche dans une bulle de champagne, demain, embarquement immédiat... dans le TGV, pour Cucuron, puis Florence.
Je prends des vacances et me déconnecte de ce blog pour quelques jours... Merry Xmas to all of you!
